Stigmates
Monde · Moyen Âge–présent
Esprit critique et perception
En 1224, sur le mont de La Verna, François d'Assise aurait reçu dans ses mains, ses pieds et son côté les plaies du Christ crucifié. Depuis, des centaines de personnes, surtout des femmes, ont présenté des stigmates. Le plus célèbre au XXe siècle, Padre Pio, a été examiné par des médecins, soupçonné par un psychologue franciscain, puis canonisé.
Ce que montrent les sources
Les stigmates sont des plaies réelles, observées et parfois photographiées. La question est leur origine. Les explications proposées vont de la fraude à des lésions entretenues, en passant par l'autosuggestion dans des états d'extase religieuse.
L'Église catholique reste prudente : elle ne considère pas les stigmates comme une preuve de sainteté, et les enquêtes sur Padre Pio ont abouti à des avis opposés. L'historienne Carolyn Muessig montre que le cas de François s'inscrit dans une évolution de la piété médiévale plutôt qu'il ne surgit de nulle part.
Les explications examinées
Documentée dans plusieurs cas ; soupçons pour Padre Pio.
Proposée depuis Charcot ; jamais reproduite de façon contrôlée.
Position de certains croyants ; l'Église ne l'impose pas.
Questions ouvertes
- Que contiennent exactement les archives vaticanes citées par Sergio Luzzatto ?
Sources
Meilleure source : niveau 1 (source primaire) · barème de la charte éditoriale.
- Stigmata — Encyclopedia.com Niv. 4
- Signs of salvation: the evolution of stigmatic spirituality before Francis of Assisi (Carolyn Muessig, Church History 82, 2013) — Cambridge University Press Niv. 2
- Padre Pio — Psi Encyclopedia — Society for Psychical Research Niv. 4
- Chemist, not Christ, caused Padre Pio stigmata (2011) — CathNews New Zealand Niv. 4
- The stigmata : extraits de Thomas de Celano, Vie de saint François — Secular Franciscan Order (États-Unis) Niv. 1
Rédigé — relecture humaine recommandée avant publication · relecture humaine : en attente. Les statuts « retenue », « plausible », « débattue » et « écartée » décrivent l'état des preuves, pas une opinion sur les croyances.