Hystérie collective / maladie psychogène de masse
Monde · XXe–présent
Esprit critique et perception
En janvier 1962, dans un internat de jeunes filles au Tanganyika (actuelle Tanzanie), des élèves se mettent à rire sans pouvoir s'arrêter. L'« épidémie » gagne des villages et d'autres écoles, dont plusieurs ferment ; on parle souvent de plus de mille personnes touchées en 18 mois, un chiffre probablement gonflé. Aucun virus, aucun poison : c'est un cas d'école de maladie psychogène de masse.
Ce que montrent les sources
Les symptômes se propagent par la vue et le contact social, touchent surtout un groupe soudé et sous pression (ici des adolescentes dans un contexte de bouleversements liés à l'indépendance), et disparaissent quand le groupe est dispersé.
Le terme « hystérie collective » est aujourd'hui remplacé par « maladie psychogène de masse », moins chargé de préjugés. Les symptômes sont réels et involontaires : ce n'est pas de la simulation.
Les explications examinées
Exclusion des causes organiques, schéma de diffusion typique.
Recherché et exclu par les enquêtes médicales.
Questions ouvertes
Sources
Meilleure source : niveau 1 (source primaire) · barème de la charte éditoriale.
- The Tanganyika laughing epidemic of 1962 — IFLScience Niv. 4
- Protean nature of mass sociogenic illness (Bartholomew & Wessely, 2002) — The British Journal of Psychiatry Niv. 2
- The laughter of the 1962 Tanganyika « laughter epidemic » (Christian F. Hempelmann, Humor 20(1), 2007, p. 49–72) — De Gruyter Niv. 2
- Investigating « mass hysteria » in early postcolonial Uganda (Yolana Pringle, Journal of the History of Medicine and Allied Sciences, 2015) — PubMed Central Niv. 2
- Le Roy Jr/Sr High School — interim investigation summary (31 janvier 2012) — New York State Department of Health Niv. 1
- The Mattoon Gasser: bibliographie (dont D. M. Johnson, « The Phantom Anesthetist of Mattoon », Journal of Abnormal and Social Psychology 40, 1945) — Eastern Illinois University Niv. 3
Rédigé — relecture humaine recommandée avant publication · relecture humaine : en attente. Les statuts « retenue », « plausible », « débattue » et « écartée » décrivent l'état des preuves, pas une opinion sur les croyances.